17 Novembre 2016

Galileo

Équivalent du GPS américain, Galileo sera basé sur une constellation de 30 satellites en orbite à 23 222 km d’altitude. Il affichera une précision à quelques mètres qui ne sera égalée qu’à partir de GPS III.

Décidé au début des années 2000, Galileo vise à rendre l'Europe indépendante du système de géolocalisation américain GPS (Global Positioning System). Pour cela, l'Europe a imaginé une constellation de 30 satellites concurrente du GPS américain, du système russe GLONASS et du système chinois BEIDOU.

Lancés en tandem en 2011 et 2012, les 4 premiers satellites Galileo ont validé le système de géolocalisation, suivis de 3 lancements doubles réussis en 2015, puis d'1 lancement double en mai 2016. Ce qui porte le nombre de satellites en vol à 12 (dont 11 opérationnels). Tous ces lancements ont été réalisés par le lanceur russe Soyouz depuis le Centre Spatial Guyanais. Le 17 novembre 2016, 4 autres satellites ont été lancés, cette fois avec le lanceur Européen Ariane 5ES, et seront suivis en 2017 et 2018 de 2 lancements doubles supplémentaires.

Les services initiaux de Galileo devraient démarrer fin 2016 avec 15 satellites opérationnels qui seront complétés au fur et à mesure des lancements. Les services complets qui nécessitent de disposer de 30 satellites sont envisagés à l’horizon 2020. Galileo aura alors des applications dans une grande variété de domaines : transports maritimes, aériens et terrestres, agriculture, travaux publics, opérations de secours ou de sauvetage, usages gouvernementaux mais aussi dans la vie de tous les jours, associés notamment à nos smartphones. Galileo devrait avoir un satellite visible de n’importe où sur Terre 90 % du temps et devrait générer de nombreuses retombées socio-économiques.

Le CNES a fortement participé aux phases préparatoires à Galileo ainsi qu’à la définition des signaux utilisés et la Direction des lanceurs du CNES a contribué à la qualification du lanceur Ariane 5ES. Par ailleurs, le rôle du CNES à Toulouse est de préparer et de réaliser les opérations de mise à poste en partenariat avec l'ESOC (ESA) dans le cadre du "CNESSOC". Calculs d'orbite et de manoeuvres, mise en oeuvre des systèmes à bord, gestion des centres de contrôle et du réseau de stations au sol sont autant de tâches qui solliciteront l'expertise des deux agences spatiales.