6 Avril 2018

Galileo Giove A/B

Précurseurs de Galileo, les satellites GIOVE-A et GIOVE-B (Galileo In Orbit Validation Element) ont été mis en orbite pour tester les technologies essentielles au déploiement futur d’une constellation de positionnement. À travers ces essais, l’ESA et les partenaires technologiques de Galileo ont pu valider les émissions de données, les fréquences et l’architecture des vaisseaux pour la première décennie de fonctionnement.

Les missions GIOVE ont été un succès déterminant.

Envoyé en orbite le 28 décembre 2005 sur une fusée Soyouz (Baïkonour), GIOVE-A a pour mission d’émettre les premiers messages de positionnement au format Galileo à l’altitude où opérera la constellation. Un satellite de positionnement comme GPS ou Galileo envoie des trames de données à une fréquence précise, en encodant son identité, sa position au sein de la constellation (on parle d’éphéméride) et l’horaire précis de son horloge atomique interne. Le premier message Galileo validé est envoyé par GIOVE-A le 7 mai 2007. Assemblé en Angleterre par Surrey Satellites Technology Ltd, le vaisseau est plus léger que les futures unités Galileo (602 kg). Prévu pour une mission de 27 mois, GIOVE-A termine son service en juin 2012 mais reste actif : l’agence spatiale européenne profite de son récepteur GPS embarqué pour des essais non reliés à Galileo.

GIOVE-B est un pas supplémentaire pour tester Galileo. Il décolle lui aussi sur Soyouz (Baïkonour) le 27 avril 2008, et dispose comme GIOVE-A d’émetteurs pour envoyer des signaux Galileo, mais sur des plages de fréquences étendues (c’est le MBOC – Multiplexed Binary Offset Carrier) pour plus de précision. Toutefois la rupture technologique principale est son horloge atomique PHM (Passive Hydrogen Maser), une première mondiale ! Particulièrement stable, cette technologie a une dérive de seulement 1x10-14 secondes en moyenne, soit environ une seconde de différence tous les 3 millions d’années. GIOVE-B embarque deux autres horloges atomiques « classiques » à technologie rubinium, ce qui préfigure l’architecture redondante des satellites Galileo.
Construit par le consortium européen ESNI (European Satellite Navigation Industry), GIOVE-B termine lui aussi sa mission pour l’ESA en 2012.

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